Étiquette : Critique
Fantasia 2011, Jour 1: King of devil’s island
C’était une très bonne idée et un bon coup de la part des organisateurs de Fantasia de débuter le festival avec Red state, la première incursion de Kevin Smith dans le film de genre. Après tout, qui de mieux que le pape de l’intelligentsia geek pour partir le bal du quinzième, d’emblée avec un film d’horreur? Le tout prend des airs de consécration non? Tarantino, Scott Pilgrim…et maintenant Kevin Smith. Une suite logique, ce me semble.
J’ai on ne peut plus hâte de lire les critiques nombreuses et inévitables qui vont suivre…parce que pendant que tout le monde se préparait à recevoir le brûlot de Smith en pleine tronche, on se gelait l’âme dans l’enfer blanc de la salle d’en face juste pour vous…et il ne nous viendrait pas à l’esprit de nous en plaindre! Certain vont à Fantasia pour le divertissement, la stimulation intellectuelle, le dépaysement, l’hystérie collective. J’y vais moi même pour toute ces raisons mais je favorise plus que tout autre un type de stimulation bien précis: je veux me faire torturer. Je veux le bouleversement, l’étourdissement. Je cherche ces films cruels dont Fantasia a le secret.
Si vous êtes comme moi, King of the devil’s island sera un passage obligé cette année. Rien comme une overdose d’injustice montrée froidement à l’écran pour nouer un estomac et vous faire serrer les poings.
Nous sommes en 1915 et il y a quelque chose de pourri au royaume de Norvège. Dans le centre correctionnel de l’île Bastoy, des jeunes hommes accusés de crimes souvent risibles vivent dans des conditions rappelant la prison ou les camps de concentrations. Abolition de l’identité, travaux forcé, rationnement, humiliation publique et punitions physiques . Tout ça pour le bien de ces jeunes sauvages, évidemment. Jusqu’à l’arrivée d’Erling, 17 ans, baleinier, accusé de meurtre. Une âme indomptable qui n’a pas l’intention de se laisser briser, peu importe ce qu’on lui fera subir.Le film de Marius Holt est un grand hymne au froid, celui de la Norvège mais aussi celui du cœur de petits hommes risibles assoiffés de contrôle. Entre la photographie bleutée (rappelant celle de Let the right one in) et les constantes exhalaisons sortant de la bouche des jeunes hommes (même lorsqu’ils dorment), il donne littéralement froid dans le dos. Quelques notes lancinantes de violons s’élèvent sporadiquement, lamentant le sort des enfants. Personne ne fait mieux la mélancolie que les scandinaves.
L’autre froideur qui traverse le film, c’est celle de l’immense Stellan Skarsgard. Visiblement content de jouer ce rôle, le grand Danois a laissé tomber le pilote automatique de ces insipides tours de piste hollywoodiens et retrouve son ténébreux regard, celui qu’il avait à l’époque de Insomnia et Breaking the waves. Les jeunes comédiens, à l’instar de leur personnage, ne s’en laissent pas imposer. Le jeune Benjamin Helsatd en particulier qui transpire la révolte et possède un regard traversé d’intelligence brute.
Fonctionnant comme un The Magdalene sisters qui serait doublé d’un film de prison, King of devil’s island ne tente pas de réinventer le genre « carcéral » mais il tire parfaitement et efficacement sur ses cordes les plus tendues.
Reste que la grande valeur de ce film glacial est son invitation à la révolte. (Je n’ai pas eu envie de me battre autant pendant un film depuis Das Experiment!). Devant l’étroitesse d’esprit d’individus assoiffés de contrôle et de respect forcé, il n’y a pas de réponse plus urgentes que la désobéissance et l’insoumission…
On rappelle qu’une seconde projection aura lieu le 17 juillet à 17h20.
FRANCIS OUELLETTE
Fantasia 2011: Conférence de presse:l’envol du Cheval noir
1-The Vindicator est réalisé par Jean-Claude Lord. Production de John Dunning et André Link, les fondateurs de Cinépix. Ce qui en fait un film de commande, soit, mais également un film québécois.
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Emporté par la colère, notre héros casse la vitrine du magasin avec un panneau! Oh non!
Osti. Pas besoin d’être Freud ou d’aller se faire tirer aux cartes chez matante Rolande.
La rue Ontario=la ligne de ma vie.
Le Bric-à-brac=mes souvenirs.
*Soupirs*
Les programmateurs ce sont fait un devoir de nous présenter leurs suggestions personnelle, avec le brio qu’on leur connait.
-Les amateurs de film d’horreur transgressif et expérimental devront absolument voir THE THEATRE BIZARRE, anthologie de six films réalisés par autant de créateurs (dont Karim Hussein et Richard Stanley). La bande annonce à elle seule est un des meilleurs films d’horreur de l’année.
-La comédie danoise CLOWN qui promet d’être décapante et inconfortable à souhait.
-Le thriller coréen THE UNJUST qui arrive avec une solide réputation et une brochette d’acteur avec la gueule de l’emploi!
-Les habituels (et bienvenus) films de Takashi Miike et Sion Sono
-Un documentaire sur le phénomène social des real life super-heros (parce qu’il le fallait…je veux dire un documentaire sur le sujet, pas des gars qui se déguisent en collants t’sais)
-Le director’s cut du Captain America d’Albert Pyun (au delà de 30 minutes de plus pour ce magnifique navet confit)!!!!!!
-Une mystérieux film en 3-D qui sera dévoilé prochainement!!!!
-Un Génie, deux associés une cloche en présence de Robert Charlebois (crisse! c’est saugrenu à lire cette phrase là!)
Il serait rébarbatif de tout énumérer ce que nous avons entendu et vu à la conférence de presse. Vous aurez bien assez de lecture devant vous d’ici les prochains jours
Cela dit, pour nous, trois incontournables se dressent déjà à l’horizon:
-Le PINKU EiGA (film de fesse nippon folichon) Underwater Love, montrant les frasques sexuelles et amoureuses d’un Kappa (un homme tortue) et d’une jolie dame, sur fond de mièvreries bien senties et de frotte- foufoune bien graphique. Avec une photo de Christopher Doyle et une trame sonore de Stéréo total! Quand ces informations furent diffusés à la conférence, un individu a échappé un « WHAT!??! » de circonstance.
MUSTANG de Marcel Lefebvre, un western hybride et introuvable de chez nous avec les chanteurs de country Willie Lamothe de Bobby Hachey. Une vrai bénédiction.
ART/CRIME, le film par lequel toutes les polémiques devraient irrémédiablement suivre. Ce documentaire sur le controversé Cas Rémy Couture va faire couler de l’encre et du sang en terre Québec, c’est garanti.
En bref, bon festival et un énorme merci au gens de Fantasia pour les inévitables frissons à venir.!!
FRANCIS OUELLETTE
Ce que j’ai appris en regardant… Ninja Commando!
-C’est facile pour un Ninja de se déplacer dans le noir quand un film n’a pas d’éclairage.
-Lorsqu’on coupe quelqu’un avec un Katana à la verticale, le sang va revoler sur le mur à l’horizontale
-Lorsque notre ami et compagnons d’enquête meurt, il faut s’en calisser.
-Les Ninja n’ont pas de temps à perdre à souffler sur des bougies pour les éteindre, ils leurs lancent de l’air avec leurs mains à la place.
-C’est VRAIMENT niaiseux de demander à un Ninja si il veut du café, tout le monde sais que oui, les Ninja boivent du café.
-La police n’aime pas utiliser des plans de la ville sur papier, elle aime mieux une version dessiné à la craie blanche sur un tableau d’école.
-Lorsqu’on sort de la piscine, on s’essuie avec notre chemise au lieu d’une serviette.
-Les soeurs des hommes qui héberge des Ninja on le pouvoir de savoir si il manque une page dans un bottin téléphonique.
-Les robineux saoul qui aiment violer ne savent pas viser.
-Dans les tavernes des Philippines, tout le monde est saoul et parle pour rien dire.
-Les excuses sont « comme le soleil après la tempête, belle mais inutile ».
-Avant de faire l’amour, les Ninja ont le pouvoir de faire disparaitre leurs sous-vêtements ainsi que ceux de leurs partenaires.
-Les sbires de méchant sont souvent sexuellement attirés par des femmes zombies.
–Tootsie à aussi été une Ninja.
-Aux Philippines, tous les postes de police ont des photos de Ronald Reagan sur leurs murs.
-Lorsque ça devient dangereux, il ne faut pas appeler la police.
-Mike Monty s’en calisse quand quelqu’un meurt à coté de lui.
-Les Ninja sont capable de faire apparaitre une chute d’eau à coté d’eux en faisant un front flip.
-Les Ninja sont capable d’inverser la gravité de l’eau.
-Lorsqu’on engage un sbire qui s’appelle Roger, on ne doit pas être surpris qu’il soit incompétent.
-Fumer le cigare, c’est VRAIMENT drôle.
-Lorsqu’on a des ennuies, on doit toujours appeler le sénateur avant la police.
-On n’a pas besoin d’ouvrir la bouche pour crier au ralenti.
Pour d’autres leçons: filmpoche101.blogspot.com
–Chen loin derrière comme d’habitude Chénier
Ce que j’ai appris en regardant… Les Mutants de la 2e humanité!
Depuis 2008, je m’occupe d’un blog qui s’appelle Ce que j’ai appris en regardant des films douteux. Je ne suis pas très bon pour écrire des critiques, donc je me suis dit, je vais faire des listes des choses que j’apprends en écoutant des série-B/Z, nanars, films poches, etc… Et j’apprends des choses très surprenantes à chaque film. Alors je me donne pour but d’éduquer le plus de gens possible. Ça peut vous être très utile à vous aussi. Je vous dirais même en partant de ne JAMAIS, je dis bien JAMAIS embarquer dans un hélicoptère. Ça explose à tout coup.
Alors de temps en temps, je vais bloger ici les films où le taux d’apprentissage est assez élevé. (ou plutôt un best of de mon blog)
Cette fois-ci, j’y vais avec un grand film Italien qu’on a récemment visionné au lundi DOUTEUX.ORG .
LES MUTANTS DE LA 2IÈME HUMANITÉ
Titre Original: Rats – Notte di terrore
Année: 1984
Pays: Italie
Réalisateur: Bruno Mattei aka Vincent Dawn
Avec: Ottaviano Dell’Acqua, Geretta Geretta, Massimo Vanni, Gianni Franco et Ann-Gisel Glass
Ce qu’on apprend en écoutant LES MUTANTS DE LA 2IÈME HUMANITÉ
-Lorsqu’on est en gang, c’est vraiment drôle de débarquer de sa moto.